Les annonces de la semaine du 25 au 31 mai

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Et bien sûr le petit mot de Fabienne :

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voilà sur la dernière semaine de mai. Le rythme est au ralenti par moment. C’est le moment idéal pour partager un verre en terrasse ou manger une bonne glace… A la maison, les barbecues sont en fonction et les soirées deviennent estivales … On savoure les couchers de soleils… Et puis on essai de penser aux vacances d’été… Ou allons nous partir ???

Lundi 25 mai, nous célèbrerons Sainte Sophie – c’est aussi le lundi de pentecôte … suite à la canicule de 2003 qui a fait plus de 15 000 morts en France, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin décide de supprimer le caractère férié de cette journée. Le ministre transforme donc le lundi de Pentecôte en journée de solidarité « en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées ». C’est en 2004 qu’a été donné la naissance de la journée de solidarité.

Mardi 26 mai Les Bérenger, en hommage au saint du jour. Saint Bérenger fut un moine du XIe siècle qui vécut dans l’Aude. Né à Toulouse vers l’an 1005, il manifesta très tôt une grande vertu et prit l’habit dès son adolescence à l’abbaye de Saint-Papoul. Fidèle à la stricte observance de la règle de Saint-Benoît, il mena une vie ascétique exemplaire. Admiré par ses frères, il devint maître des novices, puis aumônier. Ses reliques, conservées à l’abbaye, attirèrent de nombreux pèlerins en raison des miracles qu’on leur attribuait. Saint Philippe Néri est aussi à l’honneur. Originaire de Florence, il choisit de s’occuper des jeunes en difficulté, très nombreux à Rome au XVIe siècle. Sa méthode était le rire, le jeu, l’art, la conversation, la douceur et surtout sa présence. Bientôt, ses plaisanteries se racontèrent dans toute la ville. Ordonné prêtre à 36 ans, il se consacra à l’accompagnement spirituel et à la confession. Il resta discret sur sa vie mystique, pourtant très intense. Il passait ses nuits en prière et en extase, selon plusieurs témoins. Il est le fondateur de la congrégation de l’Oratoire.

Mercredi 27 mai, nous célèbrerons Saint Augustin de Cantorbéry. Nous ne fêtons pas aujourd’hui l’illustre évêque d’Hippone qui vécut en Algérie au IVe siècle, mais un moine bénédictin, vivant à Rome au VIe siècle et propulsé dans une mission imprévue. Le Pape Grégoire Ier le tira de son monastère pour l’envoyer porter l’Evangile en Angleterre, à la tête de quarante moines de saint Benoît. En juin 597, Augustin et son équipe intrépide traversent la Gaule en passant par l’île de Lérins et Paris. Ayant débarqué dans l’île de Thanet à l’embouchure de la Tamise, Augustin convertit en peu de temps le puissant roi de Kent Ethelbert. Il fonde les trois évêchés de Cantorbéry, Londres et Manchester. Il deviendra le premier évêque de Cantorbéry, demeuré siège primatial de l’Église anglicane. A partir de cet évêché, il développe avec ses moines tout un réseau de diocèses : ainsi York et Rochester, en plus de ceux déjà mentionnés. Il semble que la mission pastorale de l’évêque Augustin en Angleterre ait davantage porté ses fruits chez les Anglo-Saxons que chez les Celtes du pays de Galles. En effet, ceux-ci furent choqués par son manque de tact et ses manières hautaines. Il était sans doute trop empressé de s’établir comme évêque primat de toute la nation et d’imposer la liturgie romaine. Reste que l’Angleterre chrétienne a gardé gratitude au Pape de Rome Grégoire Ier, initiateur de cette mission outre-mer, ainsi qu’au moine (évêque malgré lui) Augustin qui termina sa tâche à Cantorbéry le 26 mai 604 ou 605. Les prénommés Augustin peuvent le choisir pour saint patron, ainsi que saint Augustin d’Hippone (Afrique du nord) dont la fête est le 28 août. C’est aussi la journée nationale de la résistance. Avoir choisi le 27 mai pour célébrer la résistance n’est pas anodin. C’est en effet la date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance (CNR), l’instance créée par la France Libre autour de Jean Moulin pour donner plus de cohésion et d’efficacité aux différents mouvements de Résistance française, pendant l’Occupation. Cette journée de mémoire a été décrétée en France par le Sénat et sa première édition en l’an 2014.

Jeudi 28 mai, c’est la Journée internationale d’action pour la santé des femmes. C’est le 28 mai 1996 que Jacques Chirac, alors Président de la République, annonce à la télévision la fin de la conscription et la création d’une armée de métier.

Vendredi 29 mai, ce sera la Saint Bienheureux Guillaume Arnaud Inquisiteur dominicain, martyr et ses compagnons (+ 1242). Guillaume Arnaud (né à Montpellier, dominicain à Toulouse, devint le bras droit de l’inquisiteur Pierre Seila, compagnon de saint Dominique), Bernard de Roquefort (dont nous ne savons rien), prêtres, et Garcia d’Aure (du diocèse de Comminges), religieux, tous trois de l’Ordre des Prêcheurs, et leurs huit compagnons (2 Franciscains, 2 Bénédictins, 4 prêtres séculiers, un laïc), † martyrs 29 mai 1242 à Avignonet-Lauragais (près de Toulouse). Dans cette région, la vie de l’Église était troublée par le débordement de l’hérésie albigeoise. Le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) décida d’intervenir dans cette situation qui risquait de dégénérer : le 22 avril 1234 il nomma Guillaume Arnaud premier inquisiteur dans les diocèses de Toulouse, Albi, Carcassonne et Agen.  Guillaume ne tarda pas à se mettre à l’ouvrage, avec une excessive rigueur, au point de faire exhumer les cadavres des hérétiques pour les brûler sur le bûcher. Il commença donc à rencontrer de sérieuses difficultés et le comte de Toulouse Raymond VII demanda au pape de freiner l’indomptable inquisiteur, imposant en outre à ses sujets d’éviter tout contact avec le frère et mettant des gardes à la porte des couvents. Le 25 novembre 1225 tous les frères dominicains furent chassés de la ville et partirent en procession en chantant des hymnes. Un an plus tard, le pape Grégoire IX obtint son retour ; Étienne de Saint-Thierry lui fut adjoint.  Mais la haine des hérétiques grandissait et provoquait parfois des tumultes. Le jour de l’Ascension 1242, Raimond d’Alfar, bailli d’Avignonet, invita les onze inquisiteurs dans son château voisin de Toulouse, sous prétexte d’une rencontre avec les albigeois. En réalité, c’était un piège: il les fit enfermer dans une grande salle du château et assassiner en pleine nuit. Les religieux ne se laissèrent pas intimider et allèrent à la rencontre du Christ, affrontant le martyre pour l’amour de lui et chantant le Te Deum.  Au nom de ces martyrs fleurirent des miracles et leur culte dura des siècles. Guillaume Arnaud et Garcia d’Aure furent dès leur mort objets de vénération. Leur tombe était dans l’église Saint-Romain près de leur couvent de Toulouse, mais leurs restes furent dispersés à la Révolution. Chaque année à l’anniversaire de leur mort on célébrait leur fête et celle de leur frère Bernard de Roquefort. En 1809 l’archevêque de Toulouse fit ôter de l’église d’Avignonet un tableau qui représentait les 11 martyrs. Il fut ensuite remis en place, mais disparut en 1861. Le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254) reconnut en 1243 le martyre de Guillaume Arnaud et de ses compagnons, mais c’est seulement en 1866 que leur culte fut confirmé.

Samedi 30 mai, nous fêterons Sainte Jeanne d’Arc Vierge, Libératrice de la France (1412-1431).  Sainte Jeanne d’Arc montre une fois de plus, et d’une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu’Il se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l’accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d’Arc naquit à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412; ses parents, Jacques d’Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus; toute sa science se résuma dans le Pater, l’Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion; tous les témoignages contemporains s’accordent à dire qu’elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d’elle: « Je n’ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n’y a pas sa pareille dans toute la paroisse. » La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l’on vît d’une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d’une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l’Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent; l’Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu’ici la vie de Jeanne est l’idylle d’une pieuse bergère; elle va devenir l’épopée d’une guerrière vaillante et inspirée; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l’apothéose du martyre: elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s’échappa de son corps sous la forme d’une colombe, et son coeur ne fut pas touché par les flammes. L’Église a réhabilité sa mémoire et l’a élevée au rang des Saintes. Jeanne d’Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

Dimanche 31 mai, c’est le jour de la Sainte trinité – Le dimanche après la Pentecôte, l’Église catholique fête la Sainte Trinité. On fête la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit.

Pourquoi dit-on au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

« Le Seigneur a ordonné de baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, c’est-à-dire dans la profession de foi au Créateur, au Fils unique et à celui qui est le Don. Le Créateur de tous est unique.

Et puis, n’oublions pas de fêter les mamans. Et, connaissez-vous l’histoire et les origines de la Fête des mères ?

Les festivités existaient déjà dans l’Antiquité. En effet, les Grecs célébraient Rhéa, la mère des dieux et les Romains rendaient hommage aux mères de familles (les « matronas »), lors de fêtes appelées « Matronalia » ou « Matralia ». Ces journées étaient célébrées lors du printemps, le mois de la fertilité. Au XVIe siècle, les Anglais fêtaient le « Mothering Sunday » (le dimanche des mères) et les Américains le « Mother’s Day » au XXe siècle. En France, c’est à Lyon, en 1918 que la première journée des mères est instaurée pour rendre hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre Mondiale. Elle a été propagée par les soldats américains. Puis, le maréchal Pétain, le 25 mai 1941, inscrivit cette journée nationale des mères dans le calendrier. La fête des mères a été officiellement instaurée après la Seconde Guerre Mondiale par Vincent Auriol, président de la République, avec le texte de loi du 24 mai 1950.

Bonne fête à toutes les mamans.

Je vous souhaite une belle semaine.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Amicalement,

Fabienne

One Reply to “Les annonces de la semaine du 25 au 31 mai”

  1. Merci beaucoup Fabienne pour ces éclairages sur la vie chrétienne à travers le temps. C’est un ancrage qui renforce l’espérance. Bonne et sainte journée.

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