Annonces semaine du 9 mars au 15 mars
Et le communiqué de Fabienne :
Bonjour à toutes et à tous,
La pluie est toujours présente entre 2 journées ensolleilléees… Bon ! nous sommes en mars avec les giboulées .. Faisons avec !
Le 9 mars nous fêterons Sainte Françoise Romaine. A treize ans, parce qu’elle était de bonne noblesse romaine, elle dut épouser Lorenzo de Ponziani. Ils formèrent un ménage parfait, amoureux et paisible. Pour le public, elle était une merveilleuse maîtresse de maison et une grande dame dans ses réceptions. Mais elle réservait à Dieu ses conversations les plus longues, dans le petit oratoire au fond de son jardin. Elle acceptait avec une joie paisible les charges d’épouse et de mère de famille. Devenue veuve, elle se retira dans la petite congrégation des Oblates de saint Benoît qu’elle venait de fonder pour les dames romaines qui voulaient s’adonner à la prière et aux bonnes œuvres. Elle mourut chez elle en soignant son fils malade. « Dieu ne l’avait pas choisie afin qu’elle devint sainte pour elle-même seulement, mais pour qu’elle fît servir les dons que Dieu lui avait accordés au salut spirituel et corporel de son prochain. Il lui suffisait de peu de mots pour réconforter les cœurs attristés et souffrants, apaiser les inquiets, calmer les emportés, réconcilier les ennemis, éteindre les haines invétérées et les rancunes. »
Le mercredi 11 mars (rien à voir avec l’église, juste un souvenir…) nous rappellera une mauvaise nouvelle… Il y a 47 ans, (déjà !) la France découvrait avec effroi la mort prématurée du chanteur Claude François. C’était l’année 1978 : Alors qu’il prenait un bain dans l’après-midi, à son domicile parisien, Claude François redresse une applique murale qui était penchée. Les fils étant dénudés, il s’électrocute et ses doigts restent collés. Il décèdera d’un œdème pulmonaire le jour même. Ironie du sort, un électricien devait venir réparer deux jours plus tard, le 13 mars…
A partir de ce vendredi 13 mars, ce sera la semaine nationale de lutte contre le cancer. Les associations qui luttent contre le cancer sont nombreuses, nous en avons choisi une dont la réputation de sérieux n’est plus à faire : La ligue nationale contre le cancer… et c’est d’ailleurs elle qui est l’organisatrice de cette semaine nationale qui se déroule du 13 au 19 mars pour 2023.
Les origines de la ligue et de la lutte : Le Dr Sonia Fabre assistante du Pr Hartmann de l’Hôtel Dieu est la première à envisager » une ligue pour la lutte scientifique et sociale contre le cancer » Le 14 mars 1918 Justin odart, Secrétaire d’Etat fonde la Ligue Franco Anglo-Américaine Contre le Cancer « . Elle est déclarée le 6 avril 1918 et le 23 janvier 1919, autorisée à faire appel à la générosité du public dès le 21 juin de la même année. Elle est reconnue d’utilité publique en 1920. C’est une Association sans but lucratif régie par la loi de 1901.
En 1934 Justin Godart organise à Paris une réunion préparatoire en vue de fonder ce qui devait devenir dès 1935 l’Union Internationale Contre le Cancer. La Ligue, par son aide financière, à permis à l’UICC de faire ses premiers pas. J. Godart en sera président de 1935 à 1953.
Les précurseurs : La lutte contre le cancer, aussi bien dans le domaine de la recherche et des thérapeutiques, que de celui des progrès accomplis sur le plan social et humain est une préoccupation relativement récente. Dans un passé encore proche de nous, le cancer était considéré comme une maladie incurable et les malades qui en étaient atteints se voyaient refuser l’accès aux hôpitaux, car on les considérait comme contagieux. Ce furent des œuvres charitables religieuses, parfois aussi laïques, qui prirent l’initiative de faire quelque chose pour les cancéreux. Elles se contentaient de les héberger, de les nourrir et de les panser, puisqu’il n’existait pratiquement pas de traitement ; mais cela était déjà beaucoup pour ces malheureux abandonnés et rejetés par tous.
En France, c’est le chanoine Jean Godinot, vicaire général de l’Abbaye Saint Nicaise de Reims, qui eut l’idée d’ouvrir en 1740 un établissement spécialisé pour les « cancérés ». Ce fut l’ancêtre des centres anticancéreux modernes. Puis en 1842, Madame Jeanne Garnier-Chabot fonde à Lyon une association mi- laïque, mi- religieuse, composée de veuves et de femmes charitables appelée « Calvaire », pour donner des soins dans un hospice à des cancéreuses avancées. Un « Calvaire » analogue s’est ouvert ensuite à Paris, rue de Lourmel. Des fondations semblables se créent par la suite pour les hommes sous les auspices de Saint Jean de la Croix. Ces exemples porteront leurs fruits puisqu’en 1846, on admit les cancéreux dans les hôpitaux et les hospices généraux. L’Assistance Publique fit une première tentative dans deux services dits « d’incurables » à la Salpêtrière et à Bicêtre. En 1897 l’Assistance publique ouvre un pavillon spécialisé à Brévannes.
La cathédrale Notre-Dame de Paris possède une histoire riche qui s’étend sur plusieurs siècles. De sa construction au Moyen Âge à sa place centrale dans la vie de Paris, elle a traversé de nombreux événements marquants. Pour comprendre le rôle de Victor Hugo dans le « sauvetage » de Notre-Dame, il faut comprendre les vicissitudes qu’elle a subies jusqu’au XIXe siècle. En effet, au fil du temps, la cathédrale fait l’objet de nombreuses interventions souvent malheureuses. L’architecte du Panthéon, Jacques Germain Soufflot, par exemple, détruit une partie du tympan ! Plus tard, pendant la Révolution, Notre-Dame est vandalisée : les statues de rois bibliques de la façade sont confondues avec les portraits des rois de France et sont en partie détruites. Lors du sacre de Napoléon Ier, en 1804, de grands échafaudages sont dressés pour dissimuler les aléas du temps. Ensuite, lorsque la révolution de 1830 éclate, la cathédrale connaît d’importants dommages, en particulier l’archevêché, qui est saccagé et pillé. On envisage même de raser l’édifice tant son état est déplorable !
Heureusement, un an plus tard, la publication du roman de Victor Hugo provoque une véritable prise de conscience dans l’opinion publique.
Joie et lumière : voilà l’esprit dans lequel nous sommes invités à vivre la célébration de ce dimanche. Le Carême n’est pas un temps de tristesse. Aujourd’hui, nous partageons la joie de l’aveugle-né, et nous passons avec lui de la nuit à la lumière. Le Seigneur lui-même éclaire notre chemin de vie …
Ce 4ème dimanche du Carême est celui de la joie. C’est la joie d’un peuple déporté en terre d’exil qui entend une bonne nouvelle. Le prophète Isaïe lui annonce que Dieu est là au cœur de ses détresses. Il intervient pour apporter le salut à ce peuple opprimé. C’est aussi la joie des catéchumènes qui vivent l’étape de leur baptême. Des enfants d’âge scolaire et des adultes se sont mis en route pour ce grand événement.
Tout au long de ce carême, nous sommes invités à « changer nos cœurs ». Les textes bibliques de ce jour nous invitent à changer notre regard sur les personnes et les événements : « Dieu ne regarde pas comme les hommes. Les hommes regardent l’apparence. Dieu voit le cœur. Avoir le cœur de Dieu c’est voir les qualités et la grandeur de celui qui est petit, faible et méprisé. C’est reconnaître que, lui aussi, est capable de grandes choses. Au jour de notre baptême, nous avons été introduits dans le monde de la lumière. Saint Paul nous dit que cela n’est devenu possible que par la grâce du Christ. Il est la « lumière du monde ». Lui-même nous appelle à vivre en « enfants de lumière ». Ce qui doit nous guider c’est la Lumière qui est en Jésus, c’est son amour. Il est toujours là pour nous apprendre à voir les autres avec le regard de Dieu, un regard plein de miséricorde.
Dans l’Évangile, nous voyons Jésus qui guérit un mendiant aveugle de naissance. Il lui ouvre les yeux deux fois. Il commence par lui rendre la vue qui lui permettra de voir les personnes et le monde qui l’entoure. Et dans un deuxième temps, il lui ouvre les yeux de la foi. Tout cela se fait progressivement. Dans un premier temps, l’homme guéri parle de « l’homme qu’on appelle Jésus » ; ensuite il voit en lui un prophète ; puis quand il se trouve devant lui, il se prosterne en disant : Je crois, Seigneur. » Comme cet homme, nous sommes appelés à passer des ténèbres à la foi. Nous aussi, nous sommes souvent aveugles ou malvoyants. Cet aveugle-né est le symbole de l’humanité plongée dans les ténèbres. Mais par le baptême, elle découvre la Lumière du Christ. Pour ces nouveaux convertis, c’est une illumination. C’est la Parole de l’Évangile de saint qui s’accomplit : « Le Verbe était la Lumière, qui, en venant en ce monde, illumine tout homme.
Face à cet homme guéri et sauvé, il y a tous ceux qui sont aveugles dans leur esprit et dans leur cœur ; il y a ceux qui s’enfoncent dans leur aveuglement qui est celui du péché. Comme le hibou ou la chouette, ils sont aveuglés par la lumière du jour. La Lumière de Dieu, la Lumière de la Vérité leur fait peur. Mais nous ne devons pas avoir peur de la Lumière de Jésus Christ ; il se présente à nous comme le soleil qui rendra lumineuse notre vie.
Autre constat : il arrive parfois que le soleil se cache : il y a des nuages, des épreuves ; il y a aussi la nuit. Mais quand il fait nuit, il ne nous vient pas à l’idée de douter de l’existence du soleil même si nous ne le voyons pas. L’amour du Seigneur est toujours bien présent, même quand tout va mal. Il est toujours là pour nous éclairer et, souvent c’est lui qui nous porte. Il veut nous conduire jusqu’à la victoire sur le péché et sur la mort. Tout l’Évangile nous dit qu’il est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant » dit saint Irénée.
La suite de l’Évangile nous parlera des souffrances, de la Passion et de la mort de Jésus ; c’est là qu’il a assumé toutes les misères et tous les handicaps du monde. Jésus nous révèle un Dieu qui n’explique pas les souffrances, qui ne condamne pas mais qui prend sur lui le péché du monde. Il devient solidaire de tous ceux qui sont « nés comme ça ». Et surtout, il devient source de toute guérison et de la santé totale de l’homme.
Dieu ne prend pas son parti de la misère de l’homme. Il l’assume. La croix n’est pas un signe d’échec, de résignation ; c’est une protestation, une victoire sur tout ce qui abîme l’homme. Jésus nous donne un signe de cette victoire pascale en ouvrant les yeux de l’aveugle-né et en lui donnant un accès à une autre lumière, celle de la foi. C’est aussi à cette lumière que la Samaritaine a pu accéder (Évangile de dimanche dernier). Et dimanche prochain, nous découvrirons Jésus qui redonne vie à Lazare. À travers ce signe, il s’affirmera maître de tous les handicaps, y compris le dernier, la mort.
Prenez bien soin de vous et de vos proches.
Fabienne