Les annonces de la semaine du 17 au 23 août 2026
Et le petit mot de Fabienne :
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes à la mi aout, les vacances avancent légèrement vers leur dernière ligne droite. Les vacanciers vont bientôt préparer leur valises, profitez de leurs dernières heures, avant de reprendre le chemin du quotidien…
Et tranquillement, nous allons nous aussi commencer à penser à la rentrée, aux retrouvailles, aux nouveaux projets et à tout ce qui nous attend dans les prochaines semaines….
Avez-vous remarqué que les journées commencent à raccourir ?
La lumière n’est plus tout à fait la même. Le soleil se lève un peu plus tard, se couche un peu plus tôt… Même s’il continue généreusement à nous chauffer et parfois même à nous taper dessus !
Alors profitons encore de ces belles journées d’Août, de ces moments de partages et de repos. Prenez le temps de savourer l’été…
Lundi 17 Août – nous célèbrerons la Saint Hyacinthe. On se souvient de Jean-Paul II en la fête du saint de Cracovie, la ville dont il fut évêque avant de devenir Pape ! Hyacinthe naît en Silésie vers 1190. Il était prêtre et chanoine de Cracovie quand, venu à Rome, il rencontre saint Dominique qui vient de fonder le nouvel Ordre des Prêcheurs. Jacek (son nom en Polonais), après une solide formation à Rome, est désigné pour aller établir l’Ordre dominicain en son pays natal. Avec le frère Henri de Moravie, il fonde un premier couvent à Cracovie un an après la mort de saint Dominique. Presque huit siècles après, ce couvent de Cracovie est rempli d’une centaine de dominicains, pour la plupart des jeunes en formation. Tout au long de la prédication itinérante du Frère Hyacinthe, d’autres communautés naissent, ainsi à Kiev et à Gdansk. Il avait une grande réputation de prédicateur, de missionnaire et aussi de thaumaturge (faiseur de miracles). Des témoins oculaires rapportaient à son sujet plusieurs prodiges étonnants comme la traversée de la Vistule, accompagné de son frère dominicain Ceslas. Il utilisait son manteau comme embarcation alors qu’il portait l’Eucharistie et une statue de la Vierge Marie. Saint Hyacinthe, après avoir rayonné de Pologne jusqu’en Ukraine, en Prusse, en Lituanie et même dans les Balkans, reviendra terminer son itinéraire terrestre en sa ville natale de Cracovie, en 1257. Dans l’antiquité grecque, Hyacinthe (huakinthos) était le nom d’une pierre précieuse, dont la nature varie selon les traductions : pierre jaune rougeâtre, saphir, zircon. On retrouve Huakinthos dans la mythologie grecque : c’est un bel adolescent qui suscite l’amitié du dieu Apollon. Jaloux, Zéphyr dieu du vent le tue ; chagriné, Apollon fait s’épanouir une fleur, de la couleur pourpre de son sang : de là viendrait le nom de la jacinthe.
Ce sera aussi la Journée internationale du chat noir. Le 8 août, notre attention était attirée sur les chats (tous les chats) qui célébraient leur journée internationale… du chat. Suite à un mouvement de protestation probablement orchestrée par le chat noir de la communauté, une journée internationale de valorisation du chat noir est également proposée chaque 17 août.
Victime de superstitions ? Dans l’inconscient collectif, sans qu’on en connaisse réellement les raisons, le chat noir véhicule de nombreuses superstitions et autant de peurs. Il serait responsable de nombre de malheurs et d’aucuns le lui font payer fort cher ces croyances infondées.
La Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), en quelque sort la SPA britannique, a « démontré » que les chats noirs avaient plus de risques que les autres chats d’être abandonnés par leurs propriétaires. Du fait de leur couleur, ils sont -selon le même organisme- parfois la cible de violences. Dans les refuges, les chats noirs attendent également plus longtemps que les autres avant de trouver une famille d’adoption… La journée de valorisation du chat noir a donc été lancée pour sensibiliser le public à la grande cause des chats noirs et pour inciter les gens à en adopter un.
Mardi 18 Août – nous célèbrerons la Saint Hélène . Ceux qui ont souvenir d’Hélène de Troie savent que ce beau prénom est grec. Il a le sens de « éclat de soleil ». La sainte qui portera ce nom deviendra la mère de l’empereur Constantin mais elle naquit vers 259 de condition très modeste : son père était garçon d’écurie. Vivant en Bithynie (Asie mineure), elle est remarquée par le tribun romain Constance qui en fait sa concubine. De cette union naît vers 280 le futur empereur Constantin. Par la suite, le tribun Constance, peu avant son accession à l’Empire, abandonne Hélène pour épouser Théodora. Princesse délaissée, Hélène n’est pas oubliée par son fils. Lorsque Constantin devient empereur, il prend sa mère près de lui, lui conférant le titre d’honneur de « Augusta ». Les monnaies de l’Empire sont gravées à son effigie. En 325, l’impératrice Hélène devient patronne des pèlerins en Terre Sainte ! Convertie à la foi chrétienne, sans doute sous l’influence de son fils, elle entreprend un grand pèlerinage aux Lieux Saints de la vie de notre Seigneur. À Jérusalem et à Bethléem, elle se met à la recherche des « trois grottes mystiques » : de la Naissance, de la Résurrection et de l’Ascension du Seigneur. Hélène a la joie immense de découvrir ces trois lieux sacrés enfouis sous les monuments de l’occupation Romaine païenne. En chacun de ces lieux, elle fait élever des basiliques somptueuses. L’une est encore pratiquement intacte, celle de la Nativité à Bethléem. Les deux autres demeurent impressionnantes : la basilique de la Résurrection (l’Anastasis) est située à Jérusalem ; celle de l’Ascension, sur le mont des Oliviers, conserve un tracé et des vestiges du IVème siècle.
Bonne fête aussi à toutes celles qui portent un prénom dérivé d’Hélène : Hélaine, Léna, Lénaïc. On fête également Hélène avec son fils, l’empereur Constantin, le 21 mai.
Mercredi 19 Août – nous célèbrerons la Saint Jean Eudes. Jean Eudes est un passionné du Christ. Très jeune, semble-t-il, il a pris conscience qu’il devait se conformer au Christ mort et ressuscité…. Et ne vivre qu’en Dieu, avec Jésus Christ. Ou, pour dire cela autrement, à la source de l’amour… là où vit déjà Marie.
Jean Eudes fait partie de la deuxième génération de la Réforme catholique en France. Bérulle, François de Sales, Vincent de Paul ont inventé les principes de l’application du concile de Trente en France. Jean Eudes va enraciner dans le peuple ce qu’ils ont commencé. Sa spiritualité est d’abord baptismale : il veut que Jésus continue et accomplisse sa vie en chaque chrétien. Baptismale, sa spiritualité va être ouverte aux laïcs, hommes et femmes. Il soutient et accompagne les grands mouvements de laïcs de l’époque : Compagnie du Saint Sacrément, Ermitage. Comme beaucoup de saints de son époque, il a de profonds échanges spirituels avec quelques femmes, telles que Laurence de Budos ou Marie des Vallées… Il s’engage aussi résolument pour la défense des femmes qu’on appellera, plus tard, prostituées.
Sa vie spirituelle s’épanouit dans une activité apostolique très missionnaire. Il crie « Au feu Messieurs les docteurs ! », se plaignant de ceux qui restent en Sorbonne au lieu d’aller annoncer l’Évangile. C’est un missionnaire dans l’âme. Il parle aux grands, mais il aime les petits. Il est là quand survient une peste, quitte à habiter dans un tonneau, il parcourt les campagnes en prêchant des « missions ».
Mais, pour autant, il cherche à se donner les moyens de son ambition de faire aimer le Christ et il fonde une congrégation pour former des prêtres, il prêche, il écrit des livres, il compose des offices liturgiques… Et, toujours, il contemple la miséricorde de Dieu. C’est en contemplant le cœur de Marie que Jean Eudes a découvert le cœur de Jésus… et l’amour qui existe entre les deux. En un temps où le jansénisme semblait installer une vision pessimiste du cœur humain, Jean Eudes est sûr que le cœur humain est le lieu « naturel » de l’amour de Dieu.
Ce sera aussi la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Dans de nombreuses régions du globe, les humanitaires travaillent, parfois au péril de leur vie, souvent dans l’anonymat le plus total. Même s’ils accomplissent un travail de fourmi, leurs interventions sont indispensables et permettent souvent à des populations frappées par des catastrophes de retrouver un minimum de dignité. L’ONU a promulgué le 19 août, Journée Mondiale de l’aide humanitaire en espérant sensibiliser l’opinion publique à l’assistance humanitaire et à la nécessité de soutenir ces actions partout dans le monde. Un don, même minime, peut représenter beaucoup s’il est bien utilisé sur le terrain.
« Les travailleurs humanitaires sont ceux que nous dépêchons sur place pour montrer notre solidarité avec ceux qui souffrent. Ils représentent ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine mais leur travail est dangereux… »
Jeudi 20 Août – nous célèbrerons Saint Bernard. Les Bernard, en hommage au saint du jour. Jeune aristocrate bourguignon en quête d’absolu, Saint Bernard de Clairvaux choisit à 22 ans (en 1112) d’entrer à l’abbaye de Cîteaux. Puis, il fut envoyé fonder un nouveau monastère en Champagne, à Clairvaux. Depuis ce lieu perdu, 700 moines rayonnèrent dans toute l’Europe, où 68 fondations seront créées. Sa réforme monastique opposa saint Bernard à l’ordre de Cluny. Conseiller très écouté des princes et des papes, il prêcha à Vézelay la deuxième croisade. Clairvaux devient vite un foyer majeur de rayonnement spirituel. Malgré une santé fragile, Bernard parcourt le continent sur une simple mule, fondant de nouveaux monastères cisterciens — appelés « moines blancs » — et œuvrant pour la paix et l’unité. Sa réforme s’oppose à celle de Cluny, qu’il juge trop laxiste sur la règle de saint Benoît. Conseiller écouté des princes et des papes, il prêche la deuxième croisade à Vézelay en 1146. Surnommé le « docteur Savoureux » pour ses écrits, il est aussi un grand dévot de Marie et compose la prière « Souvenez-vous » (Memorare), restée un pilier de la piété mariale.
Vendredi 21 Août – nous célèbrerons la Saint Christophe. Depuis le IIIe siècle on vénère en Lycie (actuelle Turquie) un martyr dont la légende a fleuri à partir de son nom si fort : celui qui porte le Christ. C’est un prénom d’origine grecque : kristos signifie sacré, christ et phorein a le sens de porter.
On dit que Christophe était un géant qui s’était libéré du pouvoir de Satan et mis au service de Dieu. Il était passeur de voyageurs à travers un torrent impétueux. Un jour, arrive un petit enfant. S’appuyant sur son bâton, Christophe le prend sur ses épaules pour lui faire traverser le torrent et son danger mortel. Il s’étonne de son lourd poids mais l’enfant lui répond : « en me portant, c’est le monde entier que tu as porté. » Saint Christophe le passeur secourable est devenu le très populaire saint patron des voyageurs à travers tous les dangers, notamment des conducteurs de voitures, en toutes routes. Ce sera aussi la Journée Internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme. Cette journée internationale a été promulguée par l’assemblée générale de l’ONU le 19 décembre 2017, sur recommandation du Conseil des droits de l’homme (résolution 72/165). Cette journée vise à honorer et soutenir les victimes et les survivants du terrorisme et à promouvoir et protéger le plein exercice de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux.
Trop souvent, les victimes du terrorisme doivent encore lutter pour faire entendre leur voix, l’atrocité des faits subis ne suffisant apparemment pas à leur permettre d’obtenir automatiquement une assistance et faire respecter leurs droits. À travers cette résolution, l’Assemblée générale des Nations Unies affirme également sa volonté de renforcer la coopération internationale pour prévenir et combattre le terrorisme sous toutes ses formes. Elle rappelle également que tous les actes de terrorisme sans exception sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motivations, le lieu, l’époque ou les auteurs.
Samedi 22 Aout – Sera la Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou convictions. La liberté de religion, la liberté de conviction, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce n’est manifestement pas suffisant et ils sont très régulièrement bafoués, provoquant de par le monde leur cohorte de victimes. C’est pour cette raison que l’Assemblée générale de l’ONU a institué cette journée du 22 août dans sa résolution A/RES/73/296. L’ONU souligne qu’il est essentiel de mener une action préventive globale au niveau local, en y associant l’ensemble des parties concernées, y compris la société civile et les communautés religieuses, fussent-elles représentantes de minorités. Suivant les pays, ce sont chacune des grandes religions qui se trouvent persécutées : Rohingyas birmans (musulmans), Coptes égyptiens (chrétiens) ou juifs irakiens en voie de disparition totale. Malgré tout, ce sont les communautés chrétiennes qui sont le plus souvent maltraitées et persécutées dans de très nombreuses régions du globe. Une prise de conscience semble cependant s’opérer autour des drames vécus par ces communautés et qui ont été longtemps passés sous silence.
Dimanche 23 Aout – nous célèbrerons Sainte Rose de Lima. Isabelle de Flores est née le 20 avril 1586 à Lima au Pérou d’une pauvre famille espagnole dont elle était la dixième enfant. Elle sera la première sainte canonisée du Nouveau Monde en 1671. Après son baptême, sa mère se pencha sur son berceau et crut voir une rose, elle décida alors de l’appeler Rose. Ce prénom lui sera confirmé lors d’une apparition de la Vierge Marie. A l’âge de 4 ans, elle sut lire sans jamais l’avoir appris et dès qu’elle le put elle se nourrit des récits de la vie de sainte Catherine de Sienne qui devient un modèle spirituel. A l’âge de 20 ans, en 1606, elle prend l’habit des tertiaires dominicaines. Toutefois, comme il n’y avait pas de couvent dans la ville où elle habitait, elle fait d’une cabane, dressée dans le jardin de ses parents, son ermitage. Elle consacre son temps à la prière, la pénitence, et au service auprès des indiens, des infirmes, des vieillards et des enfants abandonnés de Lima. Recevant des grâces mystiques, elle sera interrogée par des inquisiteurs qui seront étonnés de la profondeur spirituelle de ses réponses. A sa mort en 1617, à l’âge de 31 ans, le peuple de Lima fut saisi d’une grande émotion, la reconnaissant déjà comme une sainte. Rose par la prière, le service auprès des plus pauvres, le jeûne et les mortifications, veut laisser s’épanouir en elle les grâces de son baptême pour marcher à la suite du Christ pauvre et souffrant. Son exemple spirituel est sainte Catherine de Sienne qui a médité plus particulièrement sur la Passion du Seigneur. S’il est vrai que Rose choisira de vivre avec l’accord de ses confesseurs de nombreuses mortifications et des jeûnes continus, elle reconnait toujours que la véritable pénitence c’est d’avoir un cœur plein d’humilité. Sainte Rose de Lima était l’un des saints patrons des JMJ de Madrid en 2011 et l’est à nouveau pour les JMJ de Panama en 2019.
Je vous souhaite une belle semaine.
Prenez bien soin de vous et de vos proches.
Bonnes vacances à celles et ceux qui font une pause.
Amicalement,
Fabienne