Annonces de la semaine du 10 au 17 mai
Et le petit mot de Fabienne,
Bonjour à toutes et à tous,
Le mois de mai avance doucement , baigné de lumière, pourtant, au cœur de cette douceur, une vieille tradition nous rappelle à la prudence : pour celles et ceux qui croyaient que les beaux jours étaient bien installés, ce n’est pas toujours le cas ! Nous commençons la semaine par les Les saints de Glace qui sont issus d’une croyance populaire répandue dans toute l’Europe et qui remonte au Haut Moyen Âge. Ils correspondent à la période climatologique des gelées tardives que la coutume situe aux 11, 12 et 13 mai dates des fêtes de trois saints : saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais. Dans la tradition populaire, ces dates marquaient l’ultime période d’offensive du froid, sauf dans les régions de montagne toujours sujettes aux gelées tardives. Ces jours étant passés, l’usage voulait qu’il soit possible de semer et planter sans crainte les fleurs annuelles ou bulbeuses d’été dans le jardin d’ornement et les légumes frileux au potager. Cela reste plus que jamais d’actualité !
Le lundi 11 mai nous commencerons donc la semaine par le 1er saint de glace…St Mamert. Et St Mamert signifie mars en latin, mais c’est au mois de mai qu’on célèbre saint Mamert, évêque de Vienne en Dauphiné au Ve siècle. Il serait peut-être né à Lyon. Ce dont on est sûr c’est qu’il devint prêtre un demi-siècle avant le baptême de Clovis et toute sa vie dans l’Église se déroula durant les invasions des barbares. Évêque de Vienne vers 463, il était présent quand les Burgondes s’installèrent dans la vallée du Rhône, répandant l’arianisme en même temps que les Wisigoths de Toulouse. Mais il est surtout célèbre pour avoir institué la prière des « Rogations » vers 470 à la suite de plusieurs tremblements de terre, inondations et sécheresses. Il imagina de faire trois jours de suite de processions dans les champs, des supplications publiques avec jeûne, juste avant la fête de l’Ascension pour demander l’aide de Dieu et l’éloignement des calamités. Les malheurs de la Gaule, en ce temps-là, rendirent fréquente l’occasion de ces prières publiques qui assemblaient dans un vœu commun des foules nombreuses. Le pape Léon III rendit les Rogations obligatoires dans toute l’Église au 9e siècle.
Le mardi 12 mai, le 2ème Saint de glace – Saint Pancrace, Pancrace de Rome (290– 304). Quant à saint Pancrace, il y a deux saints de ce nom, mais assez dissemblables pour que la tradition ne les ait pas confondus. L’un fut envoyé par saint Pierre en Sicile comme évêque de Taormina, où il mourut martyr : il est honoré le 3 avril, et il n’est pas un saint de glace. L’autre était un jeune homme plein de foi et plein de vaillance, un adolescent. Il avait quatorze ans lorsque sévit la persécution de Dioclétien, empereur romain ayant régné de 284 à 305. Sa famille était chrétienne ; son oncle paternel et tuteur, qui s’appelait Denis, fut mis aux fers. Pancrace, que Denis exhortait par la parole comme par l’exemple, affirma ses sentiments religieux et fut martyrisé : on rapporte que c’est lui qui, le premier, subit le supplice de la décollation. Le corps du jeune martyr fut recueilli et inhumé.
Ses reliques sont vénérées à la basilique San Pancrazio, à Rome, érigée en son honneur en 604, tricentenaire de son martyr. Dès le temps de Grégoire de Tours (6e siècle)°, il est vénéré en France. Son culte devint très vite populaire. Saint Pancrace incarne l’innocence et la foi de l’enfance. Son nom est issu du grec ancien et signifie « le tout puissant ». Saint Pancrace est le patron, des enfants, des adolescents et des gens de bonne foi. En Corse, il est le saint patron des bandits corses (pour des raisons non élucidées……)
Ce sera aussi la Journée Internationale de l’infirmière. La Journée internationale de l’infirmière est célébrée dans le monde entier le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. C’est une occasion pour réaffirmer son attachement à vouloir améliorer les conditions de travail des professionnels de l’art infirmier. En effet, la pénibilité de ce métier, notamment dans les hôpitaux, est intenable au point que nombre d’infirmiers et d’infirmières quittent la profession au bout de quelques années, créant par là même, une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail. Qui est Florence Nightingale ? Florence Nightingale a posé les bases de la profession infirmière contemporaine. Ses contributions sont nombreuses : elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.
Le mercredi 13 mai, le 3ème Saint de Glace est Saint Servais ou Servatius (300 – 384). Il serait né en Arménie, aurait été ordonné prêtre à Jérusalem, avant de rejoindre Tongres – ville flamande de l’actuelle Belgique -, alors importante cité gallo-romaine. Il a été évêque de Tongres, après avoir été évêque de Troyes. Son histoire n’est pas très bien connue ; les hagiographes racontent que Servais eut, à plusieurs reprises, besoin de quitter son diocèse pour assister à des conciles. Ainsi, il prit part au concile de Rimini, où il défendit avec une vive éloquence le dogme de la Trinité, dans un climat de persécution par la tétrarchie qui dirigeait l’Empire romain. Le chroniqueur, Sulpice Sévère soutient qu’il était tenace, obstiné et courageux, mais simple et droit. Seulement, lorsqu’il revint à Tongres, les habitants se révoltèrent contre lui. Faut-il chercher les causes de cette rébellion dans les doctrines ou ailleurs. Toujours est-il que Servais dut s’en aller. Il se retira successivement à Utrecht, puis à Rome, puis à Worms, puis à Metz. Lorsqu’il pensa que le temps avait probablement arrangé les choses, il retourna, sans hâte aucune, à Tongres, où il ne fut pas mal accueilli. Ainsi, Servais apparaît comme un sage qui met à profit la durée et qui n’essaie pas d’aller à l’encontre de la fureur populaire. Il meurt à Tongres à l’âge de 84 ans.
Ses reliques furent transportées de Tongres à Maastricht, où se trouve son sarcophage dans une crypte visitée par plusieurs papes.
La légende fait de lui un cousin du Christ, descendant de sainte Anne, la mère de la Vierge Marie.
Le jeudi 14 mai, sera le jour de l’ascension. En France, beaucoup connaissent l’Ascension en tant que jour férié. Mais que représente cette fête pour les chrétiens ? L’Ascension constitue le troisième volet d’un triptyque essentiel pour les chrétiens. Il comprend la crucifixion de Jésus, qui est commémorée le Vendredi saint ; sa résurrection, fêtée le dimanche de Pâques ; et enfin son enlèvement « au ciel », quarante jours plus tard – un jeudi, donc.
Cette année, pour les catholiques et une large partie des protestants, adeptes du calendrier grégorien (introduit en 1582 par le pape Grégoire XIII), comme pour les orthodoxes, qui se basent toujours sur le calendrier julien (calendrier solaire introduit par Jules César en 46 avant notre ère). Le jeudi de l’Ascension est resté férié en France depuis l’accord concordataire passé entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII, en 1801. Dans d’autres pays catholiques, comme l’Espagne ou l’Italie, les évêques ont décidé, dans les années 1970, de célébrer l’Ascension un dimanche, afin de ne pas ajouter de jour chômé. Mais en Autriche, en Allemagne ou en Suisse, comme en France, le jeudi de l’Ascension demeure non travaillé.
Le vendredi 15 mai nous fêterons les Denise, sera la Journée Internationale des familles. Les statistiques sont formelles, au début du millénaire, la famille avait la cote en France : les mariages et les naissances étaient en augmentation constante. Avec 778 900 naissances en 2000 et 774 800 en 2001 (source : INSEE), les chiffres de la natalité française se situaient à des niveaux élevés. Depuis 2015, on observe une inversion de tendance avec la naissance, en 2020, de 736 000 bébés (il y en avait eu 753 000 en 2019). Il s’agit du nombre de naissances le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France reste cependant le pays le plus fécond de l’Union Européenne, devant la Roumanie, avec 1,83 enfant par femme en 2020. Les mariages sont également en très net recul avec 155 000 mariages célébrés en 2020. Il faut tout de même relativiser ce dernier chiffre, très lié à la situation sanitaire exceptionnelle.
Le samedi 16 mai nous fêterons St Honoré. Évêque d’Amiens, sans doute, il fut honoré au XIe siècle tant et si bien que sa renommée s’étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint Honoré et le faubourg Saint Honoré l’ont rendu célèbre dans le monde entier, tout autant que la pâtisserie qui porte ce nom. Pour le reste, il nous est difficile de dire ce que sont les hautes qualités qui lui valurent un tel culte. Au XVe siècle, fut érigée à Paris, en l’église St Honoré, la première confrérie de Boulangers … Le Saint-Honoré est né à Paris au milieu du XIXe siècle, dans la pâtisserie Chiboust située rue Saint-Honoré. Il rend hommage à Saint Honoré, évêque d’Amiens et saint patron des boulangers. Ce dessert sophistiqué combine plusieurs techniques emblématiques de la pâtisserie française : une base de pâte feuilletée ou brisée, une couronne de petits choux caramélisés, et une crème Chiboust — mélange aérien de crème pâtissière et de meringue italienne. Dès sa création, il incarne l’excellence et le savoir-faire des artisans pâtissiers français.
Le dimanche 17 mai Saint Pascal Baylon, amoureux de l’Eucharistie. Saint Pascal puisait sa force dans sa ferveur pour l’Eucharistie et passait de longues heures en adoration silencieuse. C’est en Espagne, dans le royaume d’Aragon, que naquit en 1540 le petit Pascal Baylon. Dès ses premières années, sa mère lui apprend à prier et à venir à l’église du village pour adorer. Il se sent mystérieusement attiré par le tabernacle. Placé chez des fermiers comme berger, il manifeste un vif attrait pour la solitude et la prière. S’étant procuré quelques livres de piété, il se les fait lire par des personnes de rencontre et semble dévorer tout ce qui touche à la connaissance de Dieu.
Ayant une dévotion particulière pour la Vierge Marie, il mène souvent son troupeau près du sanctuaire de Notre-Dame de la Sierra. Dans ses heures de solitude, il sculpte sur la houlette de son bâton de berger l’image de la Vierge, surmontée d’une hostie rayonnante, afin d’avoir toujours sous les yeux le double objet de sa dévotion.
Assistant discrètement les pauvres rencontrés sur son chemin, sa renommée de charité se répand dans la région tout autant que les grâces qu’il reçoit. À 19 ans, il se rend à Valence et se présente au couvent des franciscains. Son allure un peu gauche, son accoutrement bizarre suscitent la défiance les religieux qui refusent son entrée chez eux. Qu’à cela ne tienne, Pascal redevient berger dans les environs. Seulement, ne s’éloignant pas du couvent, il règle ses prières et son adoration au son des cloches du couvent ! Sa réputation de sainteté le suit et grandit. Finalement, à 24 ans, on lui permet de devenir franciscain. Il demande d’être frère convers et de remplir les offices les plus humbles. À 25 ans, il fait ses vœux perpétuels. Jamais il ne se plaint ni ne critique ses frères ou ses supérieurs. Son obéissance et son humilité édifient sa communauté. À l’ombre du cloître, son amour de l’Eucharistie et sa dévotion à Marie trouvent un épanouissement extraordinaire. Au procès de béatification, ses frères témoigneront que, lors de ses funérailles, Pascal, pourtant mort, ouvre les yeux au moment de l’élévation ! On lui confie des missions à l’extérieur et jusqu’à Paris. Il affronte les huguenots et en reçoit de graves blessures. Il ne s’en plaindra jamais. Il meurt le 17 mai 1592. Deux ans après sa mort, quand on ouvre le procès de béatification, on ne compte déjà pas moins de 400 miracles.
Je vous souhaite une belle semaine.
Prenez bien soin de vous et de vos proches.
Amicalement,
Fabienne