Les annonces de la semaine du 11 au 18 octobre 2026
Et le petit mot de Fabienne :
Bonjour à toutes et à tous,
Faites entrer l’automne chez vous : un plaid, une bougie allumée, quelques feuilles ramassées et des pommes de pin pour décoration … Aller faire une balade sans objectif particulier, juste regarder les premières couleurs jaune, orange, marron, ou rouge, sentir l’air frais et observer ce qui commence à changer autour de soi… Une fois rentré à la maison, faire une soupe, un gâteau, une boisson chaude, poser son téléphone et prendre un livre… Et simplement profiter du fait que les soirées se transforment petit à petit …
Lundi 12 octobre – sera la journée mondiale pour la vue. Quatre-vingt pour cent de tous les cas de cécité sont évitables ou guérissables ; le droit à la vue peut et doit être mis en œuvre. On estime à 180 millions le nombre des personnes qui souffrent d’une incapacité visuelle dans le monde. De 40 à 45 millions d’entre elles sont aveugles. Ces chiffres sont en forte augmentation, conséquence directe de l’accroissement démographique et du vieillissement des populations. Tragédie humaine, retard de développement, de nombreuses personnes se voient toujours dénier un de leurs droits fondamentaux.
Mardi 13 octobre – nous célèbrerons Saint Géraud d’Aurillac, Fondateur de l’abbaye d’Aurillac (+ 909). Son père le destinait à l’Église parce qu’il était fragile. Géraud apprit alors la grammaire et le plain-chant. Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d’Aurillac. Mais, à l’inverse, Géraud résolut de suivre en tout l’Évangile après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs, rendait la justice à jeun pour que le vin n’influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner.
On raconte qu’ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et de les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n’y avait pas de lianes dans la forêt et saint Géraud le savait.
Mercredi 14 octobre – sera la Journée nationale des DYS. yslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dysorthographiques, dysgraphiques, dyscalculiques, voici quelques exemples de DYS… ils ont désormais leur journée nationale, organisée aux environs du DYS octobre. euh… pardon, du 10 octobre. Hasard du calendrier, la célébration de 2026 est fixée au 14 octobre. Il s’agit de la 17ème édition. Allez comprendre ! Comme chaque année, cette Journée nationale mobilisera les parents et les professionnels partout en France. Depuis 15 ans, les manifestations organisées par les bénévoles à l’occasion de la JND ont permis de faire progresser concrètement la cause des enfants et des adultes porteurs de troubles des apprentissages. La dyslexie, la dysphasie et la dyspraxie sont ainsi mieux connues du grand public et la famille des troubles “DYS” de mieux en mieux repérée.
Jeudi 15 octobre – nous célèbrerons sainte Thérèse d’Avila. Dès son plus jeune âge Thérèse veut « voir Dieu ». A tel point qu’à huit ans, elle fugue avec son frère aîné Rodrigo parce qu’elle désire devenir martyr. Très jeune, elle lit des vies de saints et est impressionnée par les saintes qui achètent à bas prix, lorsqu’elles subissent le martyr, le fait d’aller directement voir Dieu. « Elle, qui si jeune a été marquée par cette vérité, comme elle l’écrit dans le livre de sa vie, que « tout passe et que Dieu seul demeure » a ce désir de voir Dieu et fait cette déduction très logique : pour voir Dieu le moyen le plus rapide c’est de se faire trancher la tête en étant martyr » explique le frère Anthony. La vocation religieuse n’est pas une évidence pour Thérèse. « C’est un mariage de raison plus qu’un mariage d’amour » remarque le frère Anthony. Elle est habitée par de très grandes tensions et une très grande douleur qui se manifeste même dans son corps. Par ailleurs, son père est extrêmement opposé à son entrée au monastère. Thérèse choisit malgré tout de rentrer au Carmel à Avila, à l’âge de 20 ans, le 2 novembre 1535. Elle avait une grande dévotion pour la Vierge Marie. Par ailleurs, elle avait également une très bonne amie moniale au Carmel de l’Incarnation. « La trame humaine se conjugue avec la trame spirituelle dans cette itinéraire de Thérèse » explique le frère carme. En 1554, Thérèse a 39 ans et elle est moniale depuis 19 ans. Cette année-là, elle vit une véritable conversion. Une année charnière dans son itinéraire où elle refait le choix de Dieu, bien qu’étant déjà carmélite, mais cette fois c’est un choix radical. L’oraison, qui n’était pas forcément de règle dans sa vie monastique, va prendre une place importante dans sa vie. C’est une forme de prière où l’on est particulièrement attentif à la présence de Dieu. À partir de ce moment-là Thérèse va recevoir de grandes grâces mystiques, des grâces de visions, de recueillements ou encore d’extases. Ces changements vont avoir un impact dans sa communauté. On appelle parfois sainte Thérèse d’Avila, « la réformatrice du Carmel ». Ce désir de pratiquer davantage l’oraison va conduire Thérèse à fonder un nouveau Carmel, le 24 aout 1562 : le monastère de Saint Joseph d’Avila, premier monastère de Carmélites déchaussées. Elle revient à la règle primitive donnée aux premiers ermites sur le Mont Carmel au XIIIème siècle. « Surtout Thérèse va fonder un monastère d’un nouveau genre où la vie toute entière sera organisée de manière à faciliter le recueillement, la vie d’oraison, au service de l’Église et du monde. » explique le frère Anthony. La communauté sera en petit nombre pour que chacune puisse se connaître. Elle revendiquera un certain retrait du monde avec la clôture, « non pas pour fuir le monde dans le mauvais sens du terme mais pour préserver un espace de liberté ».
Ce sera aussi la journée internationale de la canne blanche qui est un événement annuel dédié à la sensibilisation sur l’autonomie et les droits des personnes aveugles ou malvoyantes. Cet objet emblématique, utilisé comme aide à la mobilité, symbolise l’indépendance et la sécurité des personnes déficientes visuelles dans leurs déplacements quotidiens. À travers cette journée, les associations et institutions engagées dans l’inclusion des personnes en situation de handicap visuel rappellent l’importance de l’accessibilité et du respect des droits fondamentaux.
Vendredi 16 octobre – ce sera la journée mondiale du pain. La journée mondiale du pain est célébrée chaque année le 16 octobre. Elle met à l’honneur l’un des aliments les plus consommés au monde, présent dans presque toutes les cultures. Cette journée est l’occasion de sensibiliser le public à l’importance du pain dans l’alimentation humaine, à son rôle culturel et aux savoir-faire artisanaux qui l’entourent. Elle vise également à valoriser les professionnels de la boulangerie et à promouvoir les bienfaits du pain dans une alimentation équilibrée. Instaurée en 2006 par l’Union internationale des boulangers et pâtissiers (UIB), cette journée coïncide avec la Journée mondiale de l’alimentation, organisée par la FAO. L’objectif était de créer un événement dédié à cet aliment de base, dont la fabrication et la consommation remontent à plusieurs millénaires. Le pain a joué un rôle central dans de nombreuses civilisations, des premières galettes de céréales aux pains modernes produits dans le monde entier. Son histoire est étroitement liée aux progrès agricoles et aux évolutions des techniques de panification.
Samedi 17 octobre – nous célèbrerons saint Ignace d’Antioche. Père de l’Église, saint Ignace d’Antioche est un martyr de la fin du Ier siècle. Il nous a laissé sept lettres poignantes, écrites alors qu’il allait être livré aux lions du cirque, à Rome. Ignace y exhorte ses frères à l’unité : « Persévérez dans la concorde et la prière en commun pour offrir à Dieu actions de grâce et louanges. » Saint Ignace d’Antioche reste une figure inspirante pour sa foi ardente, son courage face à la mort et son appel à l’unité des chrétiens, un message qui résonne encore aujourd’hui.
Dimanche 18 octobre – nous célèbrerons Saint Luc Évangéliste (Ier siècle). Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu’au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l’apôtre des nations et le suivit jusqu’à son martyre à Rome en 67. Il est l’auteur d’un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s’adressent à Jésus. Soucieux d’authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l’enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s’en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui «Il est le scribe de la miséricorde du Christ». Heureux lui-même d’avoir trouvé le salut, il est, à sa manière, le chantre de l’amour incarné comme saint Jean le sera de l’amour infini de Dieu Trinité. C’est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: «Elle méditait toutes ces choses en son cœur» ce qui veut dire qu’avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l’a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel. Homme cultivé, il maniait le grec avec dextérité et avait étudié la médecine. C’est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien, morts martyrs en Syrie.
Bon dimanche et bonne semaine.
Prenez soin de vous et de vos proches.
Amicalement,
Fabienne